Le sommeil est très important pour la santé, c’est un fait acquis. Mais régulièrement, de nouvelles études mettent en évidence des liens que l’on ne soupçonnait pas forcément. Si l’on sait que ce que l’on mange avant de se coucher a un impact sur la qualité de notre sommeil, il est moins connu que notre sommeil aurait lui aussi un impact sur notre comportement alimentaire. Un cercle vicieux ?

Le sommeil et la malbouffe

Il semblerait en effet que passer de mauvaises ou courtes nuits (moins de 7h), favoriserait la prise de poids. Les personnes qui dorment mal auraient souvent tendance à manger des aliments plus gras et sucrés.

Afin de prouver l’impact du sommeil sur la tendance à se tourner vers la malbouffe, des expériences ont été réalisées par des chercheurs de l’Université de médecine de Chicago sur un groupe de personnes en bonne santé et ayant un poids normal. Ils ont notamment mesuré le taux d’endocannabinoïdes, et tout particulièrement de 2-arachidonylglycérol. Ces substances produites par le cerveau favoriseraient un mauvais comportement alimentaire. Or elles sont généralement plus élevées chez les personnes ne dormant pas suffisamment. Chose que tendent à confirmer les résultats de cette expérience.

« Nos résultats suggèrent que l’activation du système endocannabinoïde peut être impliqué dans la prise alimentaire excessive dans un état de dette de sommeil, et peut contribuer à augmenter le risque d’obésité associé à un sommeil insuffisant » soulignent en effet les chercheurs.

Mais que faire alors pour mieux dormir, et donc mieux manger ?

Les troubles du sommeil sont difficiles à combattre, mais certains conseils, s’ils sont bien suivis, peuvent permettre d’améliorer la qualité de ses nuits.
Parmi elles, l’activité physique. Le sport est bien connu pour ses vertus anti-stress. Cette même étude publiée dans la revue Sleep tend en outre à prouver que des sessions d’exercice intensives auraient pour effet non pas annuler l’impact du manque de sommeil, mais de réduire le taux d’endocannabinoïdes. Le sport est donc plus que vivement conseillé aux personnes souffrant de manque de sommeil comme de troubles du comportement alimentaire.

En plus de l’exercice physique, on recommande d’éviter l’alcool le soir ainsi que les repas trop lourds. Les écrans sont également à fuir avant de se coucher. La lumière bleue émise par les tablettes et mobiles trouble en effet la production de mélatonine, cette hormone favorisant l’endormissement.

La qualité de votre literie est elle aussi essentielle pour passer de bonnes et longues nuits réparatrices. Un matelas et des oreillers adaptés à votre morphologie et vos habitudes de sommeil, une couette qui vous apporte la bonne température, un lit suffisamment grand pour ne pas être gêné par son conjoint… : pour bien dormir, ne négligez pas l’importance de se coucher dans un bon lit qui convienne vraiment à ses besoins.