L’influence de la lumière sur le sommeil

La lumière joue un rôle primordial dans l’équilibre de notre horloge biologique et de nos cycles de sommeil. La quantité de lumière à laquelle nous sommes exposés le soir a en effet un impact majeur sur notre faculté d’endormissement. Des études ont d’ailleurs prouvé qu’en dormant en pleine nature tout en se rythmant sur le lever et le coucher du soleil, nous dormons mieux et plus longtemps.

Savoir s’exposer à la lumière pour bien dormir

Il est donc très important d’apprendre à gérer son exposition à la lumière, tout particulièrement lorsque l’on souffre de troubles du sommeil. C’est en effet lorsque l’obscurité se fait que notre horloge biologique comprend qu’il est temps de dormir.
Elle produit alors de la mélatonine, hormone facilitant l’endormissement et la régularité des cycles du sommeil.

Lorsque le soir vient et que l’heure du coucher approche, troquez donc vos éclairages intenses et artificiels contre une source de lumière tamisée qui facilitera la production de mélatonine.

La lumière rouge pour s’endormir

La longueur d’onde de la lumière rouge est propice à la production de mélatonine. Elle peut donc faciliter l’endormissement. Dans votre chambre à coucher, tentez de parvenir à obtenir une obscurité complète.

L’impact catastrophique de la lumière bleue sur le sommeil

La lumière bleue, voire vert bleuté, est stimulante. Si elle doit être bannie de votre chambre à coucher la nuit, elle est en revanche très bénéfique durant la journée. On recommande de s’y exposer dans la journée lorsque travaillant en intérieur, nous ne pouvons pas bénéficier de la lumière naturelle.

« La lumière bleue est idéale en journée, mais a des effets catastrophiques la nuit. Des données montrent que si vous restez en face de l’écran en soirée, ou durant la nuit, l’exposition à la lumière bleue peut reporter votre sommeil d’une heure » soulignent des chercheurs du King’s College de Londres et de l’université de Surrey dans une étude publiée dans la revue In Frontiers Public Health.

Réduire l’exposition à la lumière bleue de nos écrans

On conseille aux personnes travaillant devant un écran de porter des lunettes aux verres orange afin de réduire l’effet de la lumière bleue. Une étude menée en Suisse et publiée dans la revue Journal of Adolescent Health a montré que les ados passant du temps devant leurs écrans de smartphones, ordinateurs et autres tablettes durant la soirée parvenaient plus facilement à s’endormir lorsqu’ils portaient ce type de lunettes capables de bloquer la lumière bleue.

Pas d’écrans dans la chambre à coucher !

Les smartphones, tablettes et autres écrans sont à bannir de votre chambre à coucher. Certaines marques ont d’ailleurs déjà mis en place un mode sommeil, sur le modèle du mode avion, sur leurs appareils mobiles. C’est le cas des terminaux Android et Philips.

Cette même étude a montré l’impact des livres électroniques sur notre sommeil. Aujourd’hui, pour des millions de personnes (1/4 des Américains lisaient des livres électroniques en 2014) se mettre au lit avec un livre signifie se coucher avec un e-book. Qui plus est, les terminaux sur lesquels nous lisons ces livres permettent généralement aussi de surfer sur internet, lire ses mails, traîner sur les réseaux sociaux… Autant d’activités auxquelles on déconseille de s’adonner au moins deux heures avant de se coucher.

La luminothérapie pour renouer avec un sommeil de qualité

La lumière est également très importante pour le lever. Si vous peinez à ouvrir les yeux lorsque votre réveil se met à sonner, songez à vous exposer à la lumière naturelle si vous le pouvez ou ayez recours à une lampe de luminothérapie.

La lumière pour lutter contre la dépression et favoriser le sommeil

La luminothérapie, d’abord testée dans les pays du Grand Nord où il fait nuit durant plusieurs mois, a su prouver son efficacité ces dernières années durant lesquelles elle est devenue une technique grandement plébiscitée. Réalisée par l’Institut Vigilance et Somnolence (IVS), une récente étude a montré que nous dormions d’avantage en hiver, lorsque les jours sont plus courts, que durant l’été où le soleil se couche tard. La luminothérapie est ainsi de plus en plus souvent prescrite dans le traitement de la dépression saisonnière, de la dépression juvénile ou encore du baby blues.