Mais pourquoi bâillons-nous aux corneilles ?

Le bâillement est un comportement physiologique tout à fait normal, commun aux Hommes comme aux mammifères mais aussi aux reptiles et aux oiseaux. La quasi-totalité des êtres vivants vertébrés bâillent.

Qu’est- ce que le bâillement ?

On distingue trois étapes dans ce réflexe. La première est une profonde inspiration qui a généralement un impact sur nos capacités auditives. Le bâillement s’achève par une expiration rapide activant parfois nos glandes lacrymales. C’est la raison pour laquelle il nous arrive souvent d’avoir les yeux humides, voire de devoir sécher de grosses larmes lorsque nous bâillons. Entre les deux, les muscles entourant le crâne se contractent puis s’étirent.

Ce réflexe engendre un sentiment de bien-être et de relaxation.

A quoi sert le bâillement ?

Tandis qu’Hippocrate avançait qu’il puisse être un moyen de se débarrasser du mauvais air et d’en inspirer du bon, une théorie moderne suggère que bâiller permette de relancer l’oxygénation de notre cerveau.

 

Mais en réalité, ce phénomène, ses causes et ses conséquences demeurent assez mystérieuses.

Des études ont contredit cette hypothèse en étudiant les bâillements de personnes ayant a priori besoin de plus d’oxygène que les autres, c’est notamment le cas des sportifs. Or il s’est avéré que ces personnes ne bâillaient pas plus que les autres.

Bâiller pour éviter une surchauffe du cerveau ?

La température de notre cerveau augmente lorsque nous sommes fatigués ou quand nous sombrons dans l’ennui. « Le cerveau a un coût métabolique important. Il a la taille d’un pamplemousse mais il consomme 40% de notre énergie métabolique » souligne le professeur Platek, chercheur en psychologie au Georgia Gwinnett College ayant étudié le bâillement contagieux.

« Les températures du cerveau sont déterminées par trois variables : flux du sang artériel, température du sang et production de chaleur métabolique à l’intérieur du cerveau », explique Andrew C. Gallup, professeur assistant en psychologie au SUNY College (New York), et auteur principal de plusieurs études sur la thermorégulation et le bâillement. « Le bâillement peut fonctionner comme une altération des deux premières variables : augmenter le flux du sang artériel et permettre un flux de sang plus frais au cerveau. »

Pourquoi le bâillement est-il contagieux ?

Mais pourquoi les autres bâillent lorsque nous bâillons ? Il s’agirait d’une simple réaction empathique. Une empathie inconsciente. Mais là encore, les théories se contredisent et nous ne disposons aujourd’hui d’aucune réponse claire à cette question.

Aucune étude n’a jusqu’alors pu apporter une réponse claire et définitive quant à l’origine de ce phénomène. Toutefois, il arrive que le bâillement devienne excessif ou au contraire que l’on ne parvienne plus à bâiller ou plutôt que l’on n’en ressente plus le besoin. Cette disparition du bâillement est courante chez les personnes souffrant de certaines pathologies telles que la maladie de Parkinson, ou celles suivant certains traitements médicamenteux à base d’opiacés.